... ou architecture de pierre.

 

 

     Prenons ensuite la direction du sud de la commune, en direction de Monterfil, Saint-Malon ou Saint-Péran. Le niveau du sol s'élève brusquement. L'habitat change en même temps que le paysage. Au milieu des nombreux affleurements de schiste rouge qui émaillent les champs, les constructions portent sur leurs façades ce matériau plus noble qu'est la pierre. Seuls les communs, celliers et vieux fours peuvent parfois conserver des parties en terre.

     Les pierres utilisées sont essentiellement le schiste pourpre et le poudingue aux couleurs violacées très proches l'une de l'autre. Si le schiste est reconnaissable à son aspect feuilleté, le poudongue s'en différencie par son conglomérat piqué de grains blancs de quartz ou de petits galets. On trouve également mais en plus faible quantité du grès rose et du quartz, deux roches plus claires qui sont souvent utilisées en décoration ou en parements disposés en jolies bandes horizontales.

      Lors de la construction, les moellons étaient extraits de petites carrières très proches du chantier. Les fermiers voisins participaient au transport et, comme le coût de la main-d'oeuvre était très bon marché, les riches demeures n'hésitèrent pas à s'entourer de murs de pierre.

 

     Quant à la couverture, elle resta longtemps, sur l'ensemble de la commune, le chaume ou le genêt parfois recouverts de terre excepté sur quelques riches manoirs. Cette toiture végétale va perdurer jusqu'au XXème siècle. Les cicatrices en terre des surélévations des charpentes destinées à recevoir un toit d'ardoises sont encore visibles sur les pignons et les murs des logis.

 

 

 

 

 

 

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